Spécimens sur pierres françaises de Joux. Pierres lithographiques françaises de Joux des carrières de M.M. Houel, Th. Fragonard & Robillard.
[deux spécimens datés de 1838 et 1839]
In-folio (375 x 280 mm), en feuilles, chemise illustrée montrant une carrière de pierres lithographiques ; quelques rousseurs et piqûres.
Très rare suite de sept spécimens de lithographies utilisant des pierres lithographiques issues de carrières à Joux(-la-Ville) dans l'Yonne.
Elle témoigne de la volonté de la lithographie française de se détacher du quasi-monopole bavarois. Les pierres lithographiques françaises permettaient de ne plus dépendre de l'étranger, de réduire leur coût et de diffuser la lithographie, favorable aux sciences, arts et industries.
Dans ce contexte, la Société d'encouragement à l'industrie nationale organisa dès 1816 une série de concours pour encourager à la recherche et à l'exploitation de carrières de pierres lithographiques.
Cette suite de spécimens fut très probablement constituée pour l'un de ces concours. La couverture porte un envoi à Charles Philibert de Lasteyrie, membre de la Société d'encouragement et l'un des premiers lithographes français.
Liste des spécimens :
• Un titre lithographié, orné d'un encadrement signé Théophile Fragonard, qui semble être propriétaire d'une carrière de Joux.
• Spécimen dessiné sur pierre de Joux (Yonne). Portrait d'homme au turban par Hippolyte Robillard. Lithographie de Coulon.
• Transport d'écriture sur pierre de Joux. Lithographie de Thierry frères.
• Spécimen de lithographie à deux teintes sur Pierre de Joux (Yonne) par V. Lefranc. Lithographie de Villain.
• Report sur pierre de Joux d'une planche gravée sur cuivre. Carte de la Palestine, lithographie de Thierry frères.
• Autographie sur pierre de Joux
• Spécimen de gravure sur Pierre de Joux. Exécuté par Alexandre Zakrzewski. Lithographie de Thierry frères.
Notons que les lithographes parisiens Thierry frères et Villain avaient certifiés de la qualité de pierres lithographiques auprès de la Société d'encouragement (gisement de Châteauroux découvert en 1836 par Dupont).
Aucun exemplaire de cette suite n'apparaît dans les catalogues de bibliothèques en ligne.
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