[POÉSIE] Louis-Maximilien DURU et François-René de CHATEAUBRIAND

La Thébaïde. Épisode Des Martyrs de Mr. De Chateaubriand Livre XIe, imitée en vers Français.

Novembre 1828.

In-4 (250 x 195 mm), demi-chagrin bleu nuit avec coins sertis de filets dorés, dos lisse orné, tranches dorées (Reliure de l’époque).

Émouvant manuscrit poétique autographe de Louis-Maximilien Duru (1804-1869), prêtre du diocèse de Sens et professeur au collège de Joigny. Cette œuvre composée d'après Les Martyrs lui valut la reconnaissance de Chateaubriand.

Le père Duru composa cette mise en vers en 1828, alors qu'il était professeur au collège de Joigny. Un ami lui prêta Les Martyres et, profondément touché par cette lecture, il décida d'en traduire une partie en vers.
Chassé de son poste par la révolution de 1830, Duru partagea son temps entre Paris et Villeneuve. Un soir de l'hiver 1831, il eut l'audace d'écrire à Chateaubriand et de lui envoyer ses rimes (sa lettre est transcrite dans ce volume).
A sa grande surprise, Chateaubriand lui répondit, le père Duru fit pieusement monter la lettre autographe signée dans ce recueil :
"Vous me faites trop d'honneur, Monsieur, en prêtant à ma muse pédestre, musa pedestris, les ailes de votre muse. Vos vers prouvent que vous avez une oreille sensible à cette harmonie trop négligée des poètes de notre temps. [...], je ne crois pas vous juger avec indulgence en trouvant dans votre Thébaïde, les espérances d'un vrai talent [...]."

Le volume se compose de 66 pages chiffrées, avec 5 pages donnant le contexte de création de l'oeuvre et les échanges de l'auteur avec Chateaubriand, suivies de la lettre autographe signée. Les pièces liminaires se terminent sur un émouvant paragraphe, A mes héritiers et à tous ceux à qui passera ce volume, s'adressant directement à celui qui détient le volume. Suit La Thébaïde, avec sur la page de gauche le texte en prose de Chateaubriand, et en regard les rimes du père Duru. Le manuscrit se clos sur les Notes de Chateaubriand, une dernière partie Variantes de vers, est restée vierge.

A mes héritiers et à tous ceux à qui passera ce volume : "Je désir que mes héritiers conservent ce volume comme un souvenir honorable et précieux et s'il sortait un jour de ma famille, je demande à l'étranger qui l'obtiendra de respecter ce faible monument de mon admiration et de ma reconnaissance pour l'immortel Chateaubriand."

De la bibliothèque Joseph Bierry (1851-1939), prêtre du diocèse de Sens, avec cachet ex-libris.

L'abbé Motheré, dans son ouvrage Vie de Louis-Maximilien Duru (Monterault-Fault-Yonne, Zanote, 1871), signale ce manuscrit p. 271 et publie la lettre pp. 299-300.

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