JACQUEMART

(Jules-Ferdinand)


Eau-forte représentant un miroir français du XVIe siècle de la collection Georges de Monbrison.

1865.

Feuille : 432 x 303 mm
Cuvette : 292 x 201 mm
Signée et datée dans la planche.

Superbe eau-forte représentant l'un des chefs-d'oeuvre de la collection Monbrison, exécutée afin d'illustrer le catalogue du Musée rétrospectif.
Très rare tirage avant la lettre sur peau de vélin.

Cette exposition d'objets d'art, d'industrie et d'ameublement organisée par l'Union centrale des arts appliqués à l’Industrie, se tint au Palais des Champs-Elysées en 1865. Elle mettait en valeur des objets d'art et d'ameublement de l'Antiquité, du Moyen âge, de la Renaissance mais également des techniques modernes, issus des grandes collections particulières de l'époque (Philippe Burty, Destailleurs, baron Double, prince Czartoryski, Michelin, baron Pichon ou encore Alphonse ou Gustave de Rothschild).

Parmi les près de 7000 pièces exposées, une quarantaine d'objets furent décrits et reproduits à l'eau-forte dans la Gazette des Beaux-Arts, avec la possibilité de commander des tirages de luxe sur Hollande ou avant la lettre sur Chine pour illustrer le catalogue de l'exposition. Les gravures furent exécutées par les meilleurs graveurs de l'époque, notamment Jules Jacquemart.

Jules Jacquemart (1837-1880), graveur, aquarelliste et illustrateur, fut particulièrement reconnu pour ses eaux-fortes d'objets d'art. Il illustra de nombreux ouvrages, notamment l'Histoire de la Bibliophilie de J.J. Techener ainsi que des ouvrages de son père Albert Jacquemart sur l'histoire de la porcelaine, la céramique ou le mobilier. Il travailla également pour les Etats-Unis, le fondateur du Metropolitan Museum of Art de New York lui ayant confié le soin de graver, au fur et à mesure de leur acquisition en Europe, les tableaux destinées à être exposés. Il était un collaborateur régulier de la Gazette des Beaux-Arts, notamment pour illustrer les articles de son père qui y tenait une rubrique.

Cette gravure représente une des pièces d’orfèvrerie les plus délicates du XVIe siècle, à savoir un miroir français en fer repoussé et ciselé de la collection de Georges de Monbrison (1830-1906) (n°1709 du catalogue du Musée rétrospectif). Ce charmant meuble de femme avait sans doute appartenu à une princesse de la maison de Lorraine dont il porte les armes.

Le cartouche à la base du miroir porte des vers extraits des Amours de Ronsard, le premier quatrain d'un des sonnets adressés à Cassandre :
Heureux le jour, l'an, le mois et la place
L'heure et le temps où vos yeux m'ont tué,
Sinon tué, à tout le moins mué
Comme Méduse en une froide glace.

Très rare tirage avant la lettre sur peau de vélin.

Nous n'avons pas retrouvé mention de tirages sur peau de vélin de gravures du Musée Rétrospectif de la Gazette des Beaux-Arts, les encarts publicitaires ne proposant que des tirages sur Hollande ou Chine.

Gazette des Beaux-Arts. 113e livraison. Tome XIX. 1er novembre 1865. pp. 476-477

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