Extraits des Registres de l’Académie Françoise. 72 pp. – Remarques sur les Fables de La Fontaine. (127) pp. – Remarques. (33) pp.
3 parties en un volume in-8 (245 x 190 mm), veau fauve, roulette dorée, dos lisse orné, non rogné ; reliure un peu déboîtée, petits manques de cuir et frottements (Reliure du XIXe siècle).
Recueil de trois manuscrits :
1. Extraits des Registres de l'Académie Françoise commencants au lundi 13 juin 1672. [jusqu'au 5 juin 1774]. 72 pp.
Manuscrit donnant une version abrégée des tomes I, II, et d'une partie du tome III des Registres de l'Académie françoise, du 13 juin 1672 (service et oraison funèbre du chancelier Seguier) au 5 juin 1774.
Quelques annotations et notes d'une autre main contemporaine du copiste.
Un intéressant travail de synthèse des registres de l'Académie effectué au XVIIIe siècle.
2. Remarques sur les Fables de La Fontaine. (127) pp.
Manuscrit donnant des commentaires sur la langue utilisée dans 153 Fables de La Fontaine.
Un commentaire (Livre I, Fable II) pour Le Corbeau et le Renard désigne un des collaborateurs de cette étude par "Un de nous" : "Le Corbeau et le Renard. Un de nous à dit que les 2 1ers vers de cette fable étoient tirés d'un ancien fablier ou on lit Maitre Corbeil sur un arbre perché, tenoit en son bec un fromage."
Autre commentaire mentionnant le groupe de commentateurs (Livre III, Fable III) "Plusieurs désireroient que La Fontaine eut retranché les deux derniers vers, comme renfermant une maxime utile aux mechans".
Un commentaire (Livre II, Fable XIII) laisse à penser que les commentaires ont été faits à une époque postérieure à celle dans laquelle vivait La Fontaine : "La Fontaine emploi devant pour avant, mais de son temps, l'un s'employait comme l'autre."
Autre commentaire (Livre II, Fable VII) indiquant la temporalité du manuscrit "Les éditions modernes disent fardeau pesant, celles qui ont été faites sous les yeux de l'auteur disent pressant. Voy. l'Edition in-4 de 1668 qui porte pressant".
Les numérotations des livres et des fables ont été reprises par une main contemporaine de celle du copiste, avec notamment la suppression de la mention de tome III et l'ajout de mentions de Livre 8e et Livre 9e.
Le premier copiste numérote pourtant correctement les livres X à XII, semblant indiquer que les commentaires ont été faits sur plusieurs éditions dont les premières.
Quelques annotations et notes d'une autre main contemporaine du copiste.
S'agit-il d'un travail effectué dans le cadre de l'Académie française et resté inédit (le lien entre ce manuscrit et l'Académie semble avoir été établi au moment de la reliure avec la pièce de titre indiquant "Académie française - manuscrits"), ou s'agit-il d'un travail effectué dans le cadre d'une autre académie ou d'un groupe d'érudits ? Le manuscrit est proche sur le fond et la forme de celui des Remarques de l'Académie française sur le Quinte Curce de Vaugelas (1727), sans que nous puissions affirmer avec certitude que les deux manuscrits soient issus du même contexte de création.
Ce manuscrit n'en demeure pas moins un témoignage exceptionnel sur l'étude de la langue française au XVIIIe siècle, très proche des travaux de l'Académie française, concernant de plus l'une des oeuvres les plus importantes et populaires de la poésie française.
3. Remarques
Manuscrit du début du XIXe siècle.
Il s'agit d'une liste de 110 remarques visant à corriger un dictionnaire (lettres A et B), que cela soit des fautes d'impressions, reprises de définitions incomplètes ou fautives, etc. Beaucoup des articles concernent la botanique.
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