DELANDINE

(Antoine François)


Mémoires bibliographiques et littéraires. Les anciennes bibliothèques de Lyon, […] l’Histoire des manuscrits, […] l’Ecriture et le papier chinois, […] Manuscriptiana, […] et l’Histoire abrégée de l’imprimerie.

Paris, Renouard, Maradan, Louis, Lenormand ; Lyon, Chez les principaux libraires,

[vers 1816].

In-8 (205 x 135 mm), basane fauve jaspée, roulettes dorées en encadrement, dos lisse orné d'attributs de la royauté, couronne fermée et fleurs de lys, tranches jonquille mouchetées (Reliure de l'époque).

Édition originale de ces mémoires contenant d'intéressants articles sur l'histoire du livre et l'archéologie.
L'Histoire abrégée de l'imprimerie comporte une "bibliographie spéciale et chronologique des principaux ouvrages sur l'origine et l'histoire de l'imprimerie, les bibliothèques, et les premiers essais de l'art typographique dans les diverses villes de l'Europe", qui compte 326 titres entre 1468 et 1810.

Antoine François Delandine (1756-1820), bibliographe et historien lyonnais, fut le premier directeur de la bibliothèque municipale de Lyon. Avocat au parlement de Dijon et au parlement de Paris, il fut élu député du Forez aux États généraux. Opposé aux républicains, il fut emprisonné sous la Terreur.

Envoi autographe signé de l'auteur :
à Monsieur Dugas des Varennes, membre de la chambre des députés de 1817, pour le département de la Loire, véritable ami du roi et de la monarchie, plein de savoir, de bonnes vuës, de zèle et d'obligeance de la part de l'auteur reconnaissant et qui lui restera toujours dévoué. Delandine. 1817.

Antoine Dugas des Varennes (né en 1755) explique dans une note autographe au verso de l'envoi la raison de leur amitié :
"L'article Louis XVI [de son Nouveau Dictionnaire historique (1804)] valut à Delandine la médaille du Mérite civil d'Autriche que l'Empereur lui adressa de Vienne. Pour s'en décorer il dut s'adresser au Maréchal Macdonal (sic), ce qui me procura le bonheur de faire la connaissance avec le baron de Roch, secrétaire général de la Légion d'honneur. Il avoit lu les articles Louis XVI, Marie Antoinette, me dit que cette récompense étoit on ne peut mieux méritée et de suite l'autorisation fut expédiée. Voila la cause des petites cajoleries que M. Delandine m'a prodiguées.
Nous avions été ensemble au petit collège de Lyon et quoique moins âgé que moi d'environ un an il m'avoir devancé d'une classe. Dans le temps de l'Assemblée des Etats généraux je renouvelais connaissance avec lui. Il avoit le verbe fort haut et me disoit aux Tuileries et au Palais royal : "Nous serons tous pendus, j'ai combattu Mirabaud (sic) pour l’émission des assignats avec des forces bien inégales, mais je porte toujours mon opinion dans ma poche, elle me vaudra ma grâce."

Exemplaire enrichi d'un portrait gravé de l'auteur.

800

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