[PRESSE HUMORISTIQUE].


La Guêpe Marseillaise. Journal universel.

Marseille,

3 août 1846.

In-folio de 4 pp.

Curieux exemplaire manuscrit du premier numéro d'un journal marseillais qui ne semble avoir jamais été imprimé.

Il semble être directement inspiré de la revue satirique Les Guêpes qu'Alphonse Karr publiait alors à Nice, et qui connaissait un franc succès.
A l'instar de la revue niçoise, La Guêpe marseillaise contient des nouvelles satiriques des figures politiques locales comme le maire de Marseille André Reynard (1799-1861), qui, pair de France, est qualifié d'hermaphrodite, ou encore Louis Reybaud (1799-1879), qui, vienant d'être élu député, est désigné par le nom de son personnage Jérôme Paturot. Se rencontrent également les noms de Jules Julliany (1802-1862), membre du conseil municipal et de l'Académie de Marseille, et d'Alexandre Clapier (1798-1891), conseiller municipal de Marseille, député des Bouches-du-Rhône, membre de l'Académie de Marseille.
La Guêpe marseillaise contient de plus une chronique théâtrale mentionnant Marie Dorval créant le rôle de Marie Jeanne dans la pièce éponyme d’Adolphe d'Ennery, ainsi qu'un feuilleton à l'eau de rose signé Salvator.

Le journal paraît sous la direction d'un certain A. Grandmartin, et serait imprimé par Carl Benoni.

Le rédacteur en chef, signant sous le pseudonyme de Freethinker, nous indique :
"Indépendants et libres de toute entrave, insoucieux du gain, sans engagement dans le passé ni dans l'avenir, nous rendons hommage à la probité, à la vertu, aux talents partout où nous les rencontrerons. A l'hypocrisie, à toutes les basses et honteuses passions qui se cachent sous le manteau du patriotisme, se voilent sous l'apparence de l'amour du bien public, nous prodiguerons courageusement notre indignation et notre colère." [...]. "A ceux qui [...] voudraient connaitre nos opinions, nous leur dirons : dévoués de cœur et d'âme à notre grande et glorieuse patrie, nos éloges et notre appui sont acquis sans distinction d'opinion, à tous ceux qui se consacrent avec loyauté et désintéressement au développement de sa grandeur morale et de sa prospérité matérielle."

L'adresse du journal était au 2, rue Providence à Marseille et chez Lejolivet 46 rue Notre Dame des Victoires à Paris. Ce dernier était le correspondant de nombreux journaux dans toute la France et à l'étranger, se chargeant des abonnements ainsi que de fournir des nouvelles inédites de toute nature pour Le Courrier Batave, Le Journal du peuple, L'Europe monarchique, etc.

 

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